L’opinion publique est-elle le maillon faible de l’Occident ? [Via Casus Belli]

Maillon_faible
inflexions18 octobre 2010

L’opinion publique est-elle le maillon faible de l’Occident ?

L’ambitieuse revue de réflexion militaire Inflexions a consacré son avant-dernière livraison à la guerre et à son impact sur les opinions publiques. Inépuisable sujet de recherche à l’heure du web 2.0 où l’opinion publique devient à son tour émetteur d’avis… tout en restant une cible traditionnelle des diverses stratégies d’influence.

Dans une contribution consacrée au rôle des images dans la menace terroriste, Herfried Münkler (université Humboldt, Berlin) souligne combien les réseaux numériques ont changé la donne dans le rapport de force qu’entretiennent les Etats et les groupes terroristes marginaux : « l’agresseur n’a pas besoin de disposer d’équipements complexes et coûteux pour percer les défenses qu’on lui oppose. Les communiqués qui circulent sur Internet et qui sont diffusés par les agences de presse sont un moyen tout aussi rapide et bon marché d’ôter leur crédit aux moyens physiques de la défense« . On se souvient que le regretté Pierre-Marie Gallois avait théorisé le pouvoir égalisateur de l’atome à propos des armes nucléaires ; on voit aujourd’hui à l’oeuvre un processus  similaire dans le domaine de la production de jugement entre experts et opinion publique. Pour le meilleur et le pire, toutes les opinions se valent…
La question du terrorisme n’a jamais été résolue, encore moins  celle de sa définition. Raymond Aron la désignait comme une action violente dont les effets psychologiques sont supérieurs aux effets physiques. Même constat pour Herfried Münkler : « on peut donc interpréter les formes récentes de terrorisme comme une stratégie d’épuisement psychologique et économique visant à créer chez l’adversaire un état d’agitation et de nervosité qui sape la confiance dans les choix faits pour mettre en place son dispositif physique de sécurité« .
Demeure une inconnue : les opinions publiques occidentales disposent-elles des ressources psychologiques nécessaires pour affronter une guerre asymétrique menée par les images ?

Source :

Encore une bonne trouvaille de la part de Casus Belli. Je me permets de relayer l’info car celle-ci fait écho à mon dernier billet « Défense et influence : des choix à faire… dès aujourd’hui »

Vous y trouverez des articles tels que :

« Armées-opinions-opérations : un  » paradigme afghan «  ? Rédigé par Jean-François Bureau qui n’est autre que l’ancien patron de la Dicod (aujourd’hui en poste à l’OTAN)

« Les nations européennes veulent-elles encore gagner des guerres ? » (Yves Jézéquel)

Et bien d’autres encore…

200 pages d’analyses, le tout pour 12 euros.

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